La Révolution
XIV, 3-4, n°83-84 - mai-août 1989
Si l’on veut éviter de célébrer la légende plutôt que l’histoire, il faut d’abord s’assurer des faits : l’Eglise que surprend la Révolution, si elle est menacée par le recul de la piété, est marquée en même temps par un renouveau et un approfondissement. Les mots d’ordre de la Révolution commençante sont même en consonance avec certaines formules chrétiennes. Le malentendu ne résulte ni d’un refus des droits de l’homme, ni d’un attachement à la royauté, mais de la Constitution civile du Clergé. Il débouche sur des martyres authentiques, pour la foi et non pour l’Ancien Régime.
_ L’événement révolutionnaire fut diversement accueilli au XIXe siècle, à l’étranger comme en France. Chateaubriand, Keller, Péguy en proposent chacun une lecture qui marquera leur époque et peut orienter notre réflexion.
_ Deux cents ans après, il reste à faire le bilan. D’une part, il faut se tourner vers l’histoire pour demander quels fruits spirituels l’Église a tirés de l’épreuve radicale à laquelle elle a été soumise, et quel discernement il lui faut appliquer, encore aujourd’hui, à l’idée de révolution.
D’autre part, il faut se demander dans quelle mesure les droits proclamés par la Révolution sont bien ceux que l’Église défend aujourd’hui. On nuance alors l’image d’un ralliement tardif : les droits de la personne de 1989 (et déjà 1948) sont plus complets et plus concrets que les droits du citoyen votés en 1789, et ils laissent ouverte la question de leur fondement divin.
_ L’événement révolutionnaire fut diversement accueilli au XIXe siècle, à l’étranger comme en France. Chateaubriand, Keller, Péguy en proposent chacun une lecture qui marquera leur époque et peut orienter notre réflexion.
_ Deux cents ans après, il reste à faire le bilan. D’une part, il faut se tourner vers l’histoire pour demander quels fruits spirituels l’Église a tirés de l’épreuve radicale à laquelle elle a été soumise, et quel discernement il lui faut appliquer, encore aujourd’hui, à l’idée de révolution.
D’autre part, il faut se demander dans quelle mesure les droits proclamés par la Révolution sont bien ceux que l’Église défend aujourd’hui. On nuance alors l’image d’un ralliement tardif : les droits de la personne de 1989 (et déjà 1948) sont plus complets et plus concrets que les droits du citoyen votés en 1789, et ils laissent ouverte la question de leur fondement divin.
- La Constitution civile du Clergé. 
- Révolution et Contre-Révolution : Emile Keller. 
- La mission de l’Église dans l’épreuve de la Révolution. 
- Couverture : "La pomme de discorde". 
- Rêve et évolution. 
- Vitalité du catholicisme français au XVIII° siècle. 
- Aux origines religieuses de la devise républicaine : quelques jalons de Fénelon à Condorcet.. 
- Les martyrs. 
- La Révolution française vue d’Allemagne. 
- Révolution et religion : Chateaubriand, de l’Essai sur les révolutions au Génie du christianisme. 
- Péguy et la Révolution. 
- L’Église, la Révolution française et les révolutions. 
- « Rome » et « César » en France. 
- Droits de l’homme, droits de la personne. 
- A propos de droits. 
- La canonisation des martyrs de la Révolution : hagiographie et histoire. 
- Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen (1789) — Déclaration universelle des Droits de l’Homme (1948) — Extraits du Bref Quod aliquantum (1791)Présentation. 
- Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen. 
- Adoptée et proclamée par l’Assemblée générale des Nations Unies le 10 décembre 1948Déclaration universelle des Droits de l’Homme. 
- Bref Quod aliquantum. 
- Les droits de l’homme : un problème d’origine.