revue catholique internationale COMMUNIO
 

 

La justice

III, 2, N°16 - mars-avril 1978


 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Une indifférence à l’égard de ceux qu’il faut bien appeler les « nouveaux philosophes » supposerait que les effets de publicité, en eux-mêmes, annihilent la vigueur de la requête, et que les ambiguïtés de l’engagement (voire les singulières tentations de la croisade) annulent le risque de la dissidence. Aussi présentons-nous un dossier qui ne se veut ni thuriféraire ni pourfendeur — et n’engage, à des degrés divers, que ses signataires. Ordinairement, le « nouveau philosophe » est situé par rapport à l’idéologie dominante : la « vulgate » marxiste. Si nous essayons de le jauger (et pas de le juger !) à la lumière chrétienne (que nous tentons de refléter sans la détenir), cela veut dire que nous posons des questions : qu’est-ce que penser, en dehors de Celui en qui toutes choses se dévoilent ? Comment penser hors de Lui, sans devenir à son tour « maître penseur » Pour approcher ces questions : 1. Le père, ou l’oncle, des « nouveaux philosophes » a bien voulu répondre à quelques inquiétudes et susciter quelques espoirs : Maurice Clave !, en ce dixième anniversaire, resitue dans le choc de mai 1968 ce qu’il reconnaît comme sien parmi ces esquisses encore diffuses d’une nouvelle pensée. 2. Un article de Pierre-Philippe Druet tente de discerner, à partir des tendances communes, les apports et les limites de la « nouvelle philosophie ». 3. Une série de recensions oppose l’ange et l’idole, nous fait passer de l’eschatologie inachevée à l’anthropologie assumée. (Michel COSTANTINI)
La première page, 84, est jointe.