20023. Mémoire et Réconciliation
XXVII, 3 n°161 mai-juin 2002 ISBN: 9782907212923 A de multiples reprises, Jean-Paul II a formulé des demandes de pardon. Quasi inouïe dans toute l’histoire de l’Eglise, cette démarche a dérouté. Comment en déterminer les fondements et le statut exact ? Théologiens, philosophes et historiens répondent. Acheter ce numéro
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Écrit par Isabelle RAK
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« l'Église et les fautes du passé ». Parole dure à entendre, et qui a suscité des réactions contrastées au sein même de la communauté ecclésiale ; alors que pour certains, la démarche de repentance entreprise dans le contexte du Jubilé reste encore trop timide, d'autres s'interrogent sur les risques de honte de soi, voire d'autoflagellation, qu'elle comporte, et qui affaibliraient l'église dans son action missionnaire ou œcuménique. 1ère page, 7, jointe
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Écrit par Bruno FORTE
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ThèmeUne fois posées les demandes de pardon, sur la base de quels fondements les comprendre ? La marque personnelle de Jean-Paul II, les fondements bibliques et théologiques - spécialement ecclésiologiques - sont ici examinés, tout comme les questions éthiques et pastorales ouvertes par cette démarche. 1ère page, 11, jointe
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Écrit par Miklos VETÖ
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L'individu pense trop souvent l'acte de repentir comme une démarche de rupture vis-à -vis de son propre passé. Or, la reconnaissance de la responsabilité des fautes exige que celui qui demande pardon admette qu'il ne fait qu'un avec le pécheur qu'il a été. C'est en vertu de la continuité de sa volonté propre propre que le sujet, en réalisant qu'il n'a jamais cessé de vouloir ce mal qu'aujourd'hui il rejette, peut être entièrement délivré de sa culpabilité. 1ère page, 23, jointe.
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Écrit par Xavier MORALES
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Les demandes de pardon formulées par Jean-Paul II au nom de l'église catholique exigent de reprendre et d'approfondir, à partir d'un nouveau point de vue, l'ecclésiologie dont la théologie du XXe siècle avait fait son sujet principal. Comment les actes commis par d'autres il y a bien longtemps nous lient-ils, nous et maintenant ? On ne pourra répondre à cette question qu'en en posant une autre : Qui est l'Église ?
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Écrit par Olivier CHALINE
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La connaissance du passé reconnu comme tel ne se confond pas avec l'idée qu'on s'en fait; évolutive et modifiable, elle ne peut fonder de manière irréversible une repentance. Les morts ne saisissent pas les vivants pour les accabler sous le poids de la culpabilité et ceux-ci, qui ne sont ni moralement supérieurs à leurs pères ni héritiers de leurs fautes, n'ont pas à demander pardon en leur nom. Ils auraient mieux à faire de se soucier du présent pour ne pas perdre l'avenir.
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