20035. Un Dieu souffrant?
XXVIII,, 5-6, n° 169-170, -- septembre-décembre 2003 Un Dieu qui souffre, donc qui pâtit, qui est altéré, est-il encore Dieu ? Mais un Dieu impassible n’est-il pas si lointain et indifférent que les hommes ne peuvent plus y trouver de réconfort ? Il faut tenter de penser une souffrance qui n’est ni celle du manque ni celle du péché, mais celle de l’amour, qui est éprouvée aussi par le Père et par l’Esprit. Acheter ce numéro
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Écrit par Communio
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Texte en pdf joint:
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Écrit par Marie-Christine GILLET-CHALLIOL
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éditorial Parler de Dieu souffrant ne devait pas être seulement une autre façon de faire Dieu à notre image : ce serait plutôt une plus juste conception de la puissance et de l'amour de Dieu qui, dans sa liberté, s'ouvre à l'altérité, sans doute d'abord en lui-même, dans les relations intra-trinitaires, puis vis-à -vis de ses créatures. ..... Marie-Christine GILLET-CHALLIOL et Eric de MOULINS-BEAUFORT
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Écrit par Xavier TILLIETTE
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OUVERTURES PHILOSOPHIQUES La mythologie est déjà partagée entre une idéalisation du divin, distant et sublime, et l'affirmation d'une mélancolie ou d'une souffrance des dieux. La Révélation permet de penser aussi bien l'apathie que la sympathie divine. S'il faut maintenir une part d'immutabilité face aux excès de certaines pensées kénotiques, ou d'une trop grande humanisation du divin, il s'agit aussi d'approfondir une dialectique intra-divine de la souffrance de Dieu.
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Écrit par Emmanuel HOUSSET
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La pitié est ouverture à l'autre qui n'est possible qu'à partir de la pitié de Dieu. Elle révèle ainsi que l'individu ne peut regarder ni en lui-même, ni dans l'intersubjectivité. La pitié, en tant que compassion, est une souffrance qui n'est pas liée au péché, qui n'est pas un manque d'être, mais qui permet d'accueillir l'altérité.
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