19971. Décalogue VI : Tu ne commettras pas d'adultère
XXII, 1 n°129 janvier-février 1997 Le sixième commandement n’est-il pas tombé en désuétude ? La pratique de plus en plus répandue de la cohabitation juvénile et de l’union libre ne le rend-elle pas sans objet ? L’interdiction de l’adultère a-t-elle une pertinence dans une société où le mariage semble avoir perdu tout sens ? Acheter ce numéro
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Écrit par Paul CLAUDEL
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Le Vice‑Roi. ‑ Ô compagne de mon exil, je n'entendrai donc jamais de ta bouche que ce non et cet encore non! Dona Prouhèze. ‑ Eh quoi, noble Rodrigue, aurais‑tu donc voulu que je remette entre tes bras une adultère ? Paul Claudel, Le soulier de satin, troisième journée, scène XIII. |
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Écrit par Vincent CARRAUD
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éditorial La visée positive de la sixième parole du Décalogue a souvent été mise en valeur: le mariage monogamique, qui est la figure de l'union indéfectible du Christ et de l'église. Mais on ne s'est peut être pas assez interrogé sur la pertinence actuelle du commandement lui même, en sa forme négative, dans une société qui semble l'avoir passablement disqualifié. Le Christ l'arrache à la juridicité de l'Ancien Testament pour fonder théologalement la morale. C'est pourquoi les chrétiens prennent le risque de l'adultère, c'est à dire croient en la grâce de la fidélité. Les pages 11 et 12 sont jointes.
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Écrit par Xavier TILLIETTE
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Thème Peut on parler de la vertu de chasteté à propos de Jésus, quel peut être 21 « son emploi dans la parfaite immunité de son innocence ? » Chercher dans l'humanité du Christ quelque connivence avec le péché, quelque emprise de la sexualité, c'est oublier que dans la kénose de l'incarnation le fils reste Fils de Dieu. Et que, bien loin de neutraliser sa virilité, la charité lui donne sa pleine stature.
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Écrit par Mgr Jean-Pierre BATUT
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De quelle manière le Christ a-t-il été tenté et quel rapport y a-t-il entre les tentations qu'il a subies et la chasteté ? Si la personne du Fils échappe au péché originel, elle a connu la tentation originaire qui est refus de la filiation. En triomphant de la tentation par « le refus de prendre », le Christ manifeste sa chasteté qui est adhésion indéfectible à celui qui donne.
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Écrit par Karl-Heinz PESCHKE
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La complémentarité des sexes, l'union sexuelle, le plaisir et la fécondité sont considérés par la Bible comme des biens. Cela signifie-t-il que tout comportement est bon, pourvu que les partenaires soient consentants ? En faisant de l'amour et de la fécondité les fins principales de l'union sexuelle, le christianisme invite à orienter celle ci vers un lien stable. Il fait de la monogamie un modèle de don total, de confiance et de fidélité. Il la conduit vers un bonheur durable.
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