19983. Décalogue VII: Tu ne voleras pas
XXIII, 3 n° 137 mai-juin 1998 Au-delà de la destruction du bien social qu’il entraîne, le vol peut être considéré comme modèle des autres interdits du Décalogue, car il revient à idolâtrer les biens de ce monde au point d’en faire l’objet d’une possession exclusive, qui est préférée à Dieu et au prochain. Est exclus de cette catégorie le vol par nécessité, car le bien dérobé est immédiatement consommé. Le Christ fait l’éloge de la dépense, et nous invite au détachement exigé de celui qui attend l’avènement du Royaume, et qui est prêt à se laisser dépouiller par Celui qui viendra comme un voleur, le Fils de l’Homme. Acheter ce numéro
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Écrit par Olivier BOULNOIS
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ÉDITORIALQuel sens donner au septième commandement dans une société où l'interdit du vol semble avoir perdu sa pertinence ? La crise des notions de justice et de propriété renvoie le chrétien au fondement même du commandement : l'interdit de l'idolâtrie que représente le culte de la richesse en s'opposant à la destination universelle des biens. Tout le texte est joint.
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Écrit par Vincent CARRAUD
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Thème Parce qu'il ordonne l'objet volé à la jouissance personnelle du voleur et non au bien commun, le vol sacralise la propriété et manifeste l'idolâtrie de la possession. Or, la venue du Fils de l'Homme nous dépouillera de tout par surprise : le Christ viendra comme un voleur.
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Écrit par Hans GIESEN
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Si nul ne peut avoir deux maîtres, une gestion responsable de la propriété est cependant possible. La seule manière d'échapper aux tentations des biens de ce monde est de les transformer en aumônes, en ordonnant les richesses au Christ qui seul peut nous en délivrer en vue du Royaume de Dieu.
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Écrit par Carlos-Josaphat PINTO de OLIVEIRA
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Dans la pensée de saint Thomas, la propriété privée n'est pas une concession à la faiblesse humaine, elle permet à l'homme d'exercer ses responsabilités vis-à -vis de la création et de la société. Mais elle doit être le fait de « lois justes » et de « mœurs vertueuses » de la part de la communauté des citoyens, de manière à échapper à toute privatisation de la morale et à utiliser les richesses en vue du bien commun.
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Écrit par Cardinal Mario MARTINI
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Interview accordée au journaliste Giuseppe De Carli. Tout le texte est joint
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