20045. La Vie Consacrée
XXIX, 5-6 n°175-176 septembre-décembre 2004 La vie consacrée existe dans le christianisme depuis l’époque des Pères du désert ; approfondissement de la vie baptismale de tout chrétien, mise en lumière de son aspect eschatologique, elle est essentielle à la vie de l’Eglise. Malgré les crises qu’elle a connues — dont la plus spectaculaire et sans doute la plus violente, celle des années 70, fait encore sentir ses effets — elle n’a jamais cessé de manifester sa créativité et sa capacité de répondre aux défis nouveaux qu’elle doit affronter. On veut ici rappeler ce qui la fonde théologiquement et attester de sa vitalité actuelle, comme le montrent, à côté des articles historiques et doctrinaux, un certain nombre de témoignages d’une lucide fidélité. Acheter ce numéro
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Écrit par Guy BEDOUELLE
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éditorialLa première page, 7, est jointe.
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Écrit par Hans Urs von BALTHASAR
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Thème La notion de vœu, appliquée dès l'origine à l'offrande religieuse, trouve son plein sens dans la réponse de l'homme appelé par le Christ : il s'agit là d'un acte de donation de soi qui engage toute l'existence, résolution eschatologique irrévocable de suivre dans le Christ Dieu qui appelle à son œuvre de salut. Une telle promesse ne peut être assumée que dans le cadre de l'église fondée sur les apôtres et les prophètes.
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Écrit par Peter HENRICI
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La consécration à Dieu par un vœu ou par une promesse n'est qu'un déploiement de la consécration foncière du baptême ; l'appel universel à la sainteté dans l'église est à l'œuvre depuis les origines de celle-ci : il explique les formes prises au cours des diverses époques par la vie consacrée, toujours en union à l'église, de la communauté primitive de Jérusalem jusqu'aux tentatives les plus récentes et les plus nouvelles.
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Écrit par Jacques SERVAIS
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L'obéissance, par laquelle l'homme, pour suivre le Christ, offre à Dieu ce qu'il a de plus précieux, de plus intime, sa volonté et sa liberté, est le principal des vœux qui définissent la vie consacrée, car il contient les deux autres et leur donne leur portée évangélique. Elle ne peut se comprendre que si on se rapporte à l'obéissance kénotique du Christ, qui « s'est dessaisi de sa vie pour ceux qu'il aime » (Jean 15-13) et qui « se fait obéissant jusqu'à la mort » (Philippiens 2, 8).
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Écrit par Gisbert GRESHAKE
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Paradoxalement, le désert tire sa fécondité de sa stérilité : il attire dès les origines anachorètes, puis monastères qui, en rupture avec le monde, viennent y trouver la présence de Dieu. Dans la continuité avec le passé, à travers maints transferts culturels et sociaux, sous l'inspiration de Charles de Foucauld et des communautés qui s'en réclament, c'est dans la ville qu'est vécue la spiritualité du désert, dans un monde apparemment déserté par Dieu.
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