20043. Habiter
XXIX, 3 n°173 mai-juin 2004 Le chrétien est de passage : s’il s’installe, c’est comme un nomade.
Cependant, nos vies nous conduisent à habiter le monde où nous sommes, ou plutôt, comme le Christ, à y "demeurer" parmi nos frères. Comment comprendre la tension entre le désir humain de stabilité et l’appel que Dieu nous fait de vivre, dans l’attente du Royaume, sans que pèsent nos attaches ? Dans un monde présent où, dit-on, les mobilités s’accélèrent, quelle attitude promouvoir dans la cité, comme dans la première des communautés chrétiennes, la paroisse. Acheter ce numéro
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Écrit par Olivier CHALINE
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éditorial1ère page, 9, jointe
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Écrit par Philippe LEFEBVRE
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La Demeure des Ecritures Habiter dans la Bible, c'est toujours cohabiter : depuis la cohabitation première de la Genèse, quand la chair d'Adam et d'Ève devient le lieu où Dieu habite, jusqu'au terme d'un parcours à travers l'espace biblique illustré par David, quand la chair du Messie est révélée par une femme, Marie, comme lieu où Dieu réside.
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Écrit par Thomas SÖDING
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Comment les chrétiens, appelés à demeurer dans l'éternité du Royaume, peuvent-ils habiter ce monde ? En suivant le Christ, venu habiter parmi les hommes pour leur montrer la voie, ils peuvent se donner une patrie provisoire ouverte à la présence de Dieu.
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Écrit par Marc LEVATOIS
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Distinct du lieu sacré, le lieu saint pose question au géographe qui s'interroge sur la destination du pèlerinage, quand la dispersion des reliques multiplie, loin de leur origine, les lieux saints : ils n'en restent pas moins marqués par le rôle du corps, sinon le corps-relique, du moins celui du pèlerin, par sa participation physique au pèlerinage.
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Écrit par Marie-Françoise BASLEZ
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MOBILITÉS ANTIQUES ET CONTEMPORAINES Alors que dans les sociétés antiques, les « deux cités », religieuses et politiques, se confondent, les premiers chrétiens doivent se situer par rapport au monde, s'y engager ou s'en retirer. Avec Paul, le christianisme, dans son universalité, doit « habiter » le monde, ici et maintenant, en pénétrant « par capillarité » le tissu social de la cité romaine à partir du noyau familial de la « maisonnée. »
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