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Colloque de l’Institut Jean-Marie Lustiger 12, 13 et 14 octobre 2017 Imprimer
Écrit par Communio   

Jean-Marie Lustiger (1954-2007) entre crises et recompositions catholiques

Le cardinal Lustiger nous a quitté le 5 août 2007.

Ce dixième anniversaire sera marqué par plusieurs évènements et propositions, d’août à juin prochain.

Les premiers rendez-vous :

1- Sur KTO le mardi 1er août, 20h40, conférence donnée pour la Rentrée académique de la Faculté Notre-Dame par le P. Jean-Baptiste Arnaud :

Prédication et théologie à l’école de Jean-Marie Lustiger

 

2- Sur KTO également, le mercredi 2 août, 20h40, un nouveau documentaire !

Rien n’est impossible à Dieu - Jean-Marie Lustiger, le pasteur

Le réalisateur, Alexandre Dolgorouki, donne largement la parole au cardinal lui-même et à plusieurs témoins ou « héritiers ».

Rediffusions dans les jours qui suivent (horaires sur le programme KTO). Le film sera disponible en replay sur le site de KTO et sur YouTube.


3- Colloque de l’Institut Jean-Marie Lustiger  12, 13 et 14 octobre 2017

avec le concours de l’École Pratique des hautes Études, de l’Association Française d’Histoire Religieuse Contemporaine, de l’Institut de France et du Collège des Bernardins

 Le dixième anniversaire de la mort du cardinal Lustiger fournit l’occasion pour les historiens de tenter une première construction scientifique de “l’objet historique Jean-Marie Lustiger”. Il s’agit en fait de répondre à deux questions apparemment simples : comment Jean-Marie Lustiger a-t-il été possible dans l’Église en France? Qu’est-ce que l’action déployée tout au long de ses ministères par l’aumônier, le curé de paroisse puis l’archevêque de Paris a-t-elle changé dans l’Église en France ?

Denis Pelletier, dans un ouvrage remarqué, a forgé la notion de crise catholique (1965-1978). Temps de recomposition qui correspond à une rupture de pente – 1965 – dans les courbes de la sociologie religieuse, alors largement utilisée, et qui débouche sur 1978 sur l’élection du cardinal-archevêque de Cracovie au siège pontifical. Entre-temps, un Concile s’est achevé. Il a été reçu et l’Église de France, comme les Français, ont connu une mutation sociale, culturelle et anthropologique sans doute sans expérience équivalente. Cette lecture peut désormais être étendue. Dès 1943, la France est vue par les abbés Godin et Daniel comme un “pays de mission”. Depuis 1978, les “générations” Jean-Paul II et Benoît XVI ont transformé les visages de l’Église de France.

Jean-Marie Lustiger a déployé ses ministères dans cette conjoncture historique et spirituelle (il est ordonné en 1954 et meurt en 2007). D’abord aumônier d’étudiants (1954-1969), il observe la transformation des attentes de la jeunesse en essayant de lui apporter des éléments nouveaux de formation, tant spirituelle (notamment biblique) qu’intellectuelle pour comprendre le monde qui vient. Curé à Paris (Sainte-Jeanne de Chantal, 1969-1979), il applique les réformes liturgiques du Concile tout en restant concentré sur l’enjeu de la formation des laïcs. Évêque d’Orléans (1979-1981), puis archevêque de Paris (1981-2005), il conduit son diocèse en articulant sa pastorale aux défis de l’Église universelle. Trois temps d’une carrière et d’un ministère qui sont aussi trois échelles différentes pour prendre la mesure de la réalité historique et spirituelle de l’Église.

Etudier l’action de Jean-Marie Lustiger dans ce cadre que nous suggèrent les historiens, c’est aussi se mettre au défi de l’articulation de deux niveaux distincts : celui de l’histoire, celui de la perspective spirituelle.

Ce colloque a pour ambition d’établir ce premier niveau de l’histoire. En faisant appel aux meilleurs spécialistes actuels de l’histoire religieuse en France, il permettra véritablement de poser les fondations d’une approche scientifique et historienne de l’action et de la trajectoire du cardinal Lustiger. De plus, les intervenants auront pu disposer des archives, encore en cours de classement, ce qui donnera à leur travail un caractère inédit extrêmement original.

Il ne s’agit pas d’estimer que la figure du cardinal Lustiger est peu connue ni que les travaux déjà nombreux qui existent n’ont pas de valeur scientifique. Bien au contraire, une abondante bibliographie, parmi laquelle les précédentes rencontres de l’Institut Jean-Marie Lustiger, existe qui sert de guide précieux aux travaux en cours. Mais ce colloque, dans le cadre de la méthode des historiens, veut poser des jalons pour une inscription de l’action du cardinal dans une chronologie qui est à la fois française, européenne et catholique, c’est-à-dire universelle. L’objectif est donc de produire, à partir de matériaux rassemblés autour de la figure de Jean-Marie Lustiger, une ressource historique susceptible, par la suite, de faire dialoguer ce travail des historiens avec les intuitions et fulgurances spirituelles de Jean-Marie Lustiger pour explorer l’articulation de la recherche historique et de la compréhension des “signes des temps” sous la double lumière de l’exigence scientifique des sciences humaines et sociales et de l’intelligence de la foi telle que Jean-Marie Lustiger la proposait.

 Les intervenants

Denis Pelletier (EPHE), Jean.-François. Sirinelli (Sciences Po Paris), Bernard Giroux (Éducation Nationale), Olivier Landron (Université Catholique d’Angers), Frédéric Gugelot (Université de Reims), Florian Michel (Université de Paris IV-AFHRC), Anne-Marie Pelletier (Institut Jean-Marie Lustiger),  Christian Sorrel (Université de Lyon II-AFHRC), Frédéric Le Moigne (Université de Brest), Xavier Boniface (Université d’Amiens), Jean-Baptiste Arnaud (Diocèse de Paris, Institut Jean-Marie Lustiger), Philippe Portier (EPHE),  Matthieu Rougé (Diocèse de Paris, Institut Jean-Marie Lustiger), Jean-Pierre Moisset (Université de Bordeaux), Isabelle Saint-Martin (EPHE), Gérard Pelletier (Diocèse de Paris), Paul Airiau (Académie de Paris), Vincent Soulage (EPHE), Claire Toupin-Guyot (IEP Rennes), Jean Duchesne (Institut Jean-Marie Lustiger), Jean-Dominique Durand (Université de Lyon III), Charles Mercier (Université de Bordeaux), Thérèse Hebbelinck, père Patrick Desbois (Diocèse de Paris), Benoît Pellistrandi (Institut Jean-Marie Lustiger), cardinal André Vingt-Trois

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Les Conférences de Carême à Notre-Dame de Paris: Le Christ et la culture aujourd'hui Imprimer
Écrit par Olivier Boulnois   

Présentation du livre.

Introduction par Olivier BOULNOIS ci-dessous

Introduction

 Depuis une vingtaine d’années, les Conférences de Carême, données à Notre-Dame de Paris, abordent des questions qui touchent à la place du christianisme dans la société. En 2016, les Conférences ouvraient un cycle sur Culture et évangélisation, avec une réflexion sur « Le sens spirituel des cultures ». L’année 2017 porte sur « Le Christ et la culture ». Nous sommes au cœur du paradoxe chrétien. L’évènement Jésus-Christ, alors même qu’il n’avait pas un sens culturel, a transformé la culture jusqu’à maintenant.

En concevant cet ensemble, j’ai cherché à m’adresser, par-delà le public chrétien, à tous les acteurs de la culture, c’est-à-dire au fond à chacun de nous (car nous participons tous à la culture dans nos cercles familiaux, professionnels ou éducatifs). C’est l’homme qui est transformé par la rencontre du Christ, et qui, par contrecoup, change les cultures. Dans cette rencontre, les cultures deviennent, à des degrés divers, chrétiennes. Plutôt que de marquer une rupture entre culture chrétienne et culture non-chrétienne, je souhaiterais montrer la présence de formes chrétiennes même dans des œuvres qui ne s’en réclament pas, et rappeler que nous sommes tous, à des degrés divers, plus ou moins éloignés du Christ.

L’enjeu n’est pas de défendre un patrimoine (la « culture chrétienne », largement idéalisée), mais de parler du Christ aujourd’hui (comme répondant aux défis de notre temps). Il ne s’agit pas davantage de défendre le christianisme comme une contre-culture ou un citadelle assiégée, mais de faire valoir la richesse et l’autonomie des cultures, des arts, des expériences, d’examiner comment chacun, à sa manière, recherche l’accomplissement de l’homme (la vérité et la beauté), et de voir en quoi la rencontre du Christ les modifie. Deux problèmes émergent : la culture contemporaine a-t-elle suffisamment de cohérence et de force pour recevoir l’annonce du Christ (fût-ce pour y résister) ? Le Christ est-il réellement annoncé à cette culture ?

Après une introduction d’ensemble, le fil conducteur choisi fut d’interroger plusieurs aspects de la personne du Christ (corps, parole, Image, Dieu-homme), et de voir comment ils éclairent et transforment les arts et la culture.

 Olivier Boulnois

Communio avait présenté les conférences programmées en 2017

 
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