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Réfuté, contesté, adulé, le canon a été pendant plusieurs siècles l’objet d’ardents conflits et de nombreuses méprises. Renouvelée depuis une cinquantaine d’années, l’approche canonique est aujourd’hui très importante aussi bien dans la lecture de la Bible que dans la théologie. Qu’est-ce que le canon et comment s’est-il constitué ? Quelle définition en a-t-on donné dans le passé et quelle définition en donne-t-on aujourd’hui ? En quoi la notion de canon est-elle aujourd’hui féconde ? Éditorial___________________________________________________________________________ Régis BURNET : Le canon des Écritures - vers la fin d’une fausse question ? Thème____________________________________________________________________________ Thomas Söding : Le trésor dans des vases d'argile - Le canon comme acte de la foi Yves-Marie BLANCHARD : Irénée de Lyon, témoin et acteur d'un Canon en genèse Philippe Henne : Quelle Bible pour quels Pères ? Olivier Artus : La lecture Canonique de l’Écriture - une nouvelle orientation de l’exégèse biblique SIGNETS__________________________________________________________________________ Vincenzo RIZZO : Le retour du Christ dans la philosophie religieuse russe Pierre LORY : Temps et eschatologie en Islam Crise financière et modèles mathématiques : Entretien de Christian Walter avec Pierre-Alain CAHNÉ Guy BEDOUELLE : Les esquisses d’un artiste
Après la découverte, dans les sables du désert d’Égypte, d’un texte copte qui offrait de troublantes parentés avec certaines déclarations de Jésus, des revendications se sont élevées pour qu’on inclue ce texte, « l’Évangile de Thomas », encore appelé le « 5e évangile », (que personne n’avait lu pendant quinze siècles et dont les tendances gnostiques sont évidentes) dans les textes canoniques. Ces dénominations révèlent une compréhension biaisée de la notion de « canon ». Elles le considèrent en effet comme un « label », un indice de la qualité des textes, une sorte d’AOC. De même qu’une administration contrôle des fromages ou des vins, l’Église serait en charge de donner un « visa de canonicité » à ses textes, pour en garantir l’autorité. Une fois pourvus de ce sauf-conduit, les textes deviendraient propres à la consommation chrétienne et se transformeraient en réservoirs à « vérités de foi ». Cette compréhension, récente dans l’histoire ecclésiastique, a conduit à poser de fausses questions qui ont allumé une sorte de « querelle canonique », dont nous entrevoyons peut-être la fin. Ont collaboré au thème de ce numéro: Régis Burnet, professeur de Nouveau Testament à l'Université Catholique de Louvain et collaborateur de KTO. Historien spécialiste du christianisme, il a publié plusieurs livres sur les origines du christianisme, en particulier un Que sais-je ? sur Le Nouveau Testament, Paris, PUF, 2004 ; Paroles de la Bible, Paris, Seuil, 2011. Judas, l'Évangile de la trahison, Paris, Seuil, 2008. Yves-Marie Blanchard, recteur de la Cathédrale de Poitiers ; il enseigne l’exégèse du Nouveau Testament et la théologie patristique à l’Institut Catholique de Paris. Philippe Henne, dominicain belge, Professeur à la faculté de théologie (chaire de patrologie) de l'université catholique de Lille. Olivier Artus, prêtre du diocèse de Sens-Auxerre, Professeur d'Écriture Sainte à l'Institut catholique de Paris, membre de la Commission biblique pontificale. La partie Signets comporte un entretien avec Christian Walter sur la crise financière, qui offre un aperçu original et permet une compréhension des mécanismes en profondeur. Le thème eschatologique de la revue précédente "la seconde venue du Christ" se trouve prolongée dans la philosophie russe (Vincenzo RIZZO : Le retour du Christ dans la philosophie religieuse russe) et dans l'Islam (Pierre LORY : Temps et eschatologie en Islam) Acheter ce numéro |
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20123. Le canon des Ecritures

XXXVII 3 n°221 mai-juin 2012 parution début mai, 12 € 
