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Sommaire ÉDITORIAL –––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––– 5 Éric de MOULIN-BEAUFORT THÈME –––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––– 9 Patrick FAURE: Le Priant des Psaumes Les 150 psaumes constituent le trésor de la prière d’Israël, peuple de l’Alliance. La richesse humaine des prières du Psautier mérite d’être recueillie avec attention en tenant compte des différents genres littéraires. C’est cette attention qui permet la lecture christologique et ecclésiale la plus riche de sens. 19 Thomas SÖDING: Prier dans l’Esprit Si le Notre Père tient une place particulière dans la vie liturgique, c’est qu’il est la prière par excellence, celle qui nous a été enseignée par le Christ. Fruit de la prière personnelle de Jésus, enracinée dans celle des Psaumes, il est l’origine et le centre de toute prière chrétienne. En lui sont exprimés tous les aspects de notre relation à Dieu. 33 Michel GITTON: La Prière du Christ La prière de Jésus, maintes fois attestée dans les Évangiles, se coule dans les formes de la prière juive mais manifeste aussi une réalité personnelle. Transposition par le Christ, dans son expérience humaine, de ce qu’est sa relation éternelle avec le Père dans la Trinité, elle est la manière concrète où le disciple peut éprouver sa filiation adoptive et entrer dans le jeu trinitaire. 39 Max HUOT de LONGCHAMP: Oraison, méditation, contemplation Ces mots sont trop souvent confondus. L’étymologie montre que l’oraison est la vocation de l’homme parce que Dieu veut partager avec lui son intimité. Là où les Pères et les médiévaux, dont la vie était entièrement gouvernée par la recherche de Dieu, ne distinguaient que des perceptions superposées de Sa présence, l’époque moderne, depuis l’invention de l’horloge mécanique et de l’imprimerie, détachera des « temps d’oraison », dans lesquels il faudra entrer selon des méthodes précises. 53 Jean-Pierre BATUT: Prier le Père par le Fils dans l’Esprit Réflexions sur le spécifique de la prière chrétienne Dans le judaïsme et le christianisme, c’est d’abord Dieu qui cherche l’homme. Ce renversement n’est pas sans incidence sur la manière de prier. L’homme interpellé par Dieu sait qu’une parole originaire précède et suscite la sienne. Et lorsque Dieu vient lui-même, dans le Christ, donner enfin à Dieu la réponse qu’il attend, tout est en place pour que ce dialogue intradivin descendu sur la terre opère notre salut, fasse naître l’Église et transforme ses membres, dans leur prière et dans leur vie, en coopérateurs de l’oeuvre du Fils unique. 72 Xavier MORALES: La prière monastique La prière monastique n’est autre que le retournement de toute l’existence vers sa source oubliée. Elle n’est donc pas d’abord « oraison mentale », ni même exclusivement prière liturgique. Le plus simple est de «méditer et rouler sans cesse dans son coeur » un verset de l’Écriture. Encore faut-il décrire en quoi consiste cette « simplicité » et surtout la prière naturelle qu’elle suppose. 83 Jean-Claude HANUS : Adoration eucharistique et compassion Prolongement et anticipation de la messe, l’adoration eucharistique permet de réaliser ce mystère, de le faire passer dans notre vie la plus profonde. Se mettre sous le regard de Jésus-hostie pour se laisser transformer permet de rejoindre tous ceux qui nous entourent dans une vraie compassion. Celle-ci est un don de Jésus ressuscité aux âmes qui s’unissent à lui dans sa passion : leurs prières, leurs sacrifices, peuvent ainsi être efficaces au-delà des limites de l’espace et du temps. 93 Solange THIERRY: Esquisse d’une histoire de la prière dans le bouddhisme Certes, la prière n’existe pas dans la doctrine écrite des différents bouddhismes. Mais ne peut-on constater comme une éclosion de la prière bouddhique dans la doctrine vécue ? SIGNET –––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––– 107 Simon CONWAY MORRIS: La boussole de Darwin ou le chant de la création L’évolution est vraie. Ce qui pose question, c’est une interprétation du darwinisme qui fait des êtres humains de simples accidents, dans un processus ouvert et indéterminé. Or l’étude même de l’évolution contredit cette idée : le progrès des espèces et l’émergence d’états complexes irréversibles sont bien réels. Ceci peut nous éclairer sur la définition et l’émergence de l’humain et offre un grand intérêt théologique. Ce n’est pas la science mais le scientisme qui s’oppose à la religion. La science révèle des profondeurs inattendues dans la Création, et la religion nous indique quelle attitude avoir à cet égard.
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