19914. Bienheureux les affligés
XVI, 4 n°96, - juillet-août 1991 Heureux ceux qui pleurent : ils seront consolés Ici s’exhibent les formes contemporaines de l’apitoiement général et se déverse le sentimentalisme de toutes les solidarités. Il n’est pas moins facile, à l’inverse, de voir dans la béatitude le signe par excellence de l’aliénation, et d’y dénoncer l’avenir d’une illusion. Mais le chrétien ne dispose pas plus de la souffrance d’autrui qu’il n’est le propriétaire de la consolation de Dieu. La consolation des affligés prend sens dans l’accueil théologal du mystère pascal, car il n’y a qu’un Rédempteur, et qu’un Autre Consolateur, l’Esprit de Dieu. Acheter ce numéro
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Écrit par Guy BEDOUELLE
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Éditorial La béatitude des affligés est aussi la bénédiction de la consolation : mécomprise et vulnérable, elle peut même, en notre époque de sentimentalisme social, devenir un nouvel alibi de la bonne conscience Il faut y retrouver le réalisme de l'Incarnation et de la Rédemption : la consolation qu'elle annonce est d'ordre théologal.
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Écrit par Ysabel de ANDIA
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Problématique La consolation est le ministère prophétique par excellence, qui « parle au coeur » après qu'il a été « mis à nu ». Seul Dieu peut consoler son peuple ; seul le Christ, qui a été jusqu'au bout de la désolation dans sa Passion, peut consoler les affligés ; seul l'Esprit peut donner à l'église et à l'âme la consolation de l'amour.
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Écrit par Olivier BOULNOIS
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La souffrance est éminemment personnelle : singulière, incommunicable, absurde. Nul ne peut donc imposer un sens universel à la souffrance, pas même les justifications métaphysiques. En revanche, chacun peut décider, pour soi-même, d'y reconnaître le paradoxe du Christ : la gloire est manifestée par la croix.
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